Territoires cinématographiques – Rencontres
Du 04/07/26 au 25/07/26
JSA – Joint Security Area
Réalisation : PARK Chan-wook
Casting : avec Song Kang-ho, Lee Byung-hun, Lee Yeong-ae, Shin Ha-Kyun
Scénario : Scénario de Kim Hyun-seok, Lee Moo-young, Jeong Seong-san, Park Chan-wook et Bangnidamae, d’après le roman DMZ de Park Sang-yeon
Type de film : Fiction
Pays : Corée du Sud
Année : 2000
Durée : 110 mn
Version : VOST
C’est le troisième film – resté inédit en salle chez nous, le découvrir aujourd’hui est un vrai bonheur – réalisé par Park Chan-wook, l’un des plus remarquables parmi les cinéaste coréens qui se sont révélés dans les années 2000 : de sa filmographie on ne citera que Old boy (2003) et le récent Mademoiselle (2017). Troisième film mais premier coup de maître et énorme succès dans son pays : il faut dire que JSA aborde frontalement la question ô combien sensible de la séparation entre les deux Corée.
A la suite d’une fusillade dans la Zone Commune de Sécurité (Joint Security Area) séparant la Corée du Sud de celle du Nord, deux soldats de l’armée nord-coréenne sont retrouvés morts. Cette affaire donne lieu a un incident diplomatique majeur entre les deux pays. Afin que la situation ne dégénère pas, une jeune enquêtrice suisse est chargée de mener les auditions des soldats qui étaient en poste… Elle se rend très vite compte que les divers témoignages rendent l’enquête complètement indémêlable… Que s’est-il vraiment passé, ce soir-là, entre les soldats des deux Corée, dans la Zone Commune de Sécurité ?
« Avec ce huis-clos où les flash-back font la lumière sur ce qui s’est passé, Park affirme un goût prononcé pour la manipulation avec un scénario particulièrement habile. De fil en aiguille, il dévoile les rouages et traite du conflit éternel entre les deux Corée pour révéler sa vertigineuse ambiguïté. Mais avant de jouer la carte de la dénonciation et du redresseur de torts, il s’attarde sur l’humanité de ses personnages, victimes de l’absurdité de leur époque, amis malgré la rivalité. Sans abuser d’effets au niveau de la mise en scène, il reste sobre, direct, clair pour que la puissance émotionnelle du récit touche un maximum de spectateurs. L’objectif est atteint jusqu’à l’inoubliable plan final… » (T. Agnelli, chaosreigns.fr)

Territoires cinématographiques – Rencontres










