Seuls les rebelles

Réalisation : Danielle Arbid
Casting : Hiam Abbass, Amine Benrachid, Shaden Fakih
Scénario : Danielle Arbid

Type de film : Fiction
Pays : France, Liban
Année : 2025
Durée : 105 mn
Version : VOST
Sortie nationale : 24/06/2026

Mercredi 24 juin
14:10
Manutention
Jeudi 25 juin
18:40
Manutention
Vendredi 26 juin
14:10
Manutention
Vendredi 26 juin
19:00
République
Samedi 27 juin
14:00
Manutention
Samedi 27 juin
17:30
Manutention
Dimanche 28 juin
16:15
Manutention
Lundi 29 juin
12:00
Manutention
Mardi 30 juin
20:30
Manutention
Mercredi 01 juillet
14:40
Manutention
Jeudi 02 juillet
17:00
République
Vendredi 03 juillet
19:00
République
Samedi 04 juillet
13:50
Manutention
Dimanche 05 juillet
18:10
Manutention
Lundi 06 juillet
11:45
Manutention
Mardi 07 juillet
13:30
Manutention
Mercredi 08 juillet
14:10
Manutention
Jeudi 09 juillet
12:00
Manutention
Vendredi 10 juillet
19:10
République
Samedi 11 juillet
19:00
Manutention
Lundi 13 juillet
16:15
Manutention
Dernière Séance
Du 24/06/2026 au 13/07/2026 – Prochaines séances
Seuls les rebelles est l’histoire d’un amour impossible, qui magnifie à travers les sentiments une résistance farouche à un ordre établi et considéré comme inéluctable. Suzanne, veuve palestinienne d’une soixantaine d’années qui vit à Beyrouth, vient au secours d’Osmane, un jeune immigré soudanais, victime d’un tabassage dans la rue. Agression malheureusement courante dans un pays où l’hostilité aux travailleurs immigrés subsahariens est terriblement ordinaire. Suzanne soigne Osmane puis l’héberge chez elle. Une amitié naît et, peu à peu, entre ces deux êtres si loin si proches, le désir puis l’amour s’immiscent (concrétisation à l’écran dans une scène superbe de danse). Évidemment cette relation fait rapidement jaser et la conduite de Suzanne est bruyamment désapprouvée par ses collègues de travail (elle est employée dans un magasin de tissus), tranquillement racistes, qui ne voient dans ce jeune homme noir qu’un profiteur potentiel. Et elle ne sera pas davantage comprise, ni soutenue par sa fille, preuve que les jeunes peuvent être aussi rétrogrades que leurs aînés… Danielle Arbid décrit magnifiquement la construction et la consolidation de cet amour – grâce en particulier à la performance tout en nuances d’Hiam Abbas –, sans jamais en nier la complexité, ni l’ambiguïté. Chacun jugera si Suzanne ou Osmane songent ou pas à profiter des sentiments de l’autre… En filigrane, le film raconte aussi les paradoxes de la société libanaise multiconfessionnelle, fruit des nombreuses occupations, qui est frappée d’un racisme systémique envers les nouveaux arrivants. Seuls les rebelles devait tout naturellement être tourné à Beyrouth, tout était prêt… C’est alors que les bombardements israéliens ont frappé la ville, interdisant le travail d’une équipe de cinéma… Que faire ? Renoncer ? Reconstituer la capitale libanaise dans une autre ville méditerranéenne ? L’inventive Danielle Arbid a choisi une autre option : projeter derrière les acteurs les images de Beyrouth. C’est visuellement fascinant, intégrant en boucle par exemple des écrans de télé qui rendent compte du chaos de la région. Le dispositif est volontairement artificiel mais il rend génialement compte de ce cinéma de l’empêchement, il traduit avec une incroyable force expressive la réalité quotidienne des habitants. Il faut ici souligner le travail exceptionnel de la directrice de la photographie, la Française Céline Bozon, qui crée pour nous un Beyrouth surréel, sidérant de beauté.

D’autres films à l’affiche

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85mn
Corée du Sud, Japon – 2022
129mn
USA – 2025
83mn