Stand by me

Réalisation : Réalisé par Rob REINER
Casting : avec Wil Wheaton, River Phoenix, Corey Feldman, Jerry O‘Connell, Richard Dreyfuss, Kiefer Sutherland
Scénario : Scénario de Raynold Gideon, Bruce A. Evans et Stephen King, d’après son court roman (ou sa longue nouvelle) Le Corps (Ed. Albin Michel)

Type de film : Fiction
Pays : USA
Année : 1986
Durée : 89 mn
Version : VOST
Jeune Public : Oui

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Souvenirs, souvenirs… LE film qui nous a fait découvrir Rob Reiner – son premier opus, le drôlatique et culte Spinal Tap, n’est sorti en France qu’en 2000, et son second, l’improbable Garçon choc pour nana chic n’est pas arrivé jusqu’à nous. Et à l’époque, on se disait qu’on était rudement contents de faire sa connaissance ! Un an après, il nous a offert le merveilleux Princess Bride. Et puis il y eut Quand Harry rencontre Sally et encore le très bon Misery, nouvelle adaptation de Stephen King. Par la suite, il faut bien avouer que ça s’est gâté, notre ami Rob s’est fait rattraper par la machine hollywoodienne. Il est mort le 14 décembre dernier, dans des circonstances assez horribles. Son dernier coup de maître aura été de livrer un combat acharné contre l’abominable Donald J. Trump…

Mais revenons à l’épatant Stand by me, une des meilleures transpositions à l’écran de l’œuvre de Stephen King (qui a d’ailleurs participé au scénario et qui a toujours dit adorer le film). Subtil, drôle, mélancolique, profondément émouvant sans jamais trop en faire, c’est une réussite totale. Les quatre mômes héros du film sont justes, captivants, vibrants. On rit souvent de bon cœur et on suit bien volontiers avec eux cette voie de chemin de fer à la recherche d’un garçon de leur âge qui a disparu, et dont ils sont persuadés qu’il est mort. Quatre garçons encore en culottes courtes, mais au moment de leur vie où l’enfance s’apprête à basculer vers l’étape suivante qui mène à l’âge adulte. Une période bizarre où la limite n’est pas encore bien claire entre rêve et réalité, où le lien à la famille est vécu avec passion et souffrance. Mais heureusement, les errements des adultes, leurs erreurs, leurs injustices, leur inadaptation chronique au monde deviennent moins cuisants lorsque, dans la complicité chaleureuse des havres de paix qu’ils s’inventent, ils trouvent ensemble le minimum vital de bonheur, de mutuelle compréhension. Ces trois jours dans la forêt, à marcher, à dormir, à parler, vont les conduire à affronter la réalité de la mort à travers celle d’un garçon qui leur ressemble, mais aussi à se (re)découvrir eux-mêmes. Tout est dit, et merveilleusement dit, sur la difficulté d’être, de communiquer, la douleur de ne pas se sentir aimé, l’inégalité des chances, l’inquiétude de ne pas se montrer à la hauteur…

Ajoutez encore deux bonnes raisons de voir ce film aussi modeste que fort : la première, c’est la bande musicale composée de standards des années 1950-1960, avec bien sûr le Stand by me du titre interprété par Ben E. King. La seconde, c’est toute la bande de jeunes acteurs formidables qui quasi-débutaient, parmi lesquels le lumineux River Phoenix, prématurément disparu en 1993, sans avoir pu jouer le rôle d’Arthur Rimbaud comme il en avait le projet…

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