Panda, petit panda
Réalisation : Isao TAKAHATA
Scénario : Histoire originale et scénario de Hayao MIYAZAKI
Type de film : Animation
Pays : Japon
Année : 1972
Durée : 75 mn
Version : VOST
Jeune Public : Oui
Mimiko, c’est un peu la Tiffany des Trois Brigands, version japonaise : pétillante, super dégourdie, pleine de vie et d’espièglerie, pas nunuche pour un sou et… orpheline. Mais Mimiko a de la chance car au Japon, à cette époque, il n’y a pas de vieille tante toute grise qui fait travailler les pauvres orphelins dans les champs de betteraves, mais des mémés sympas qui prennent la relève en cas de gros pépin. C’est ainsi que Mimiko vit avec grand-maman dans une petite maisonnette au milieu d’un bois de bambous. Dans le quartier, tout le monde l’adore et il y a de quoi : avec ses couettes en l’air, ses yeux immenses et son sourire grand comme un soleil, elle les met tous dans sa poche en un rien de temps. Mémé doit s’absenter quelques jours ? Pas de problème : Mimiko sait faire la cuisine, le ménage, la lessive et si un brigand arrive, paf, elle lui montrera de quel bois elle se chauffe, la gamine, non mais…
Donc, après avoir accompagné mamie à la gare, la voilà qui rentre toute guillerette chez elle (en sautillant, en chantant). Mais quelque chose cloche, comme une présence nouvelle aux abords de la maison et les indices ne trompent pas : quelqu’un est passé par là ! Et ce n’est pas un, mais deux invités qui se présentent à elle : un papa panda et son bébé panda, échappés du zoo voisin et alléchés par les bambous tout croustillants du jardin de Mimiko (petite note zoologique : le bambou est l’aliment principal du panda qui peut en engloutir jusqu’à 20kg par jour !).
Comme Mimiko n’a pas de parents et que Petit Panda n’a pas de maman, quoi de plus naturel pour elle de s’auto-proclamer la maman de Petit Panda et de faire de Papa Panda son papa (oui, bien sûr, tout cela n’est pas très logique, me direz-vous mais nous sommes chez Miyazaki, pas chez Docteur Freud). Bien sûr, les bêtises commencent car Petit Panda n’en loupe pas une, surtout le jour où il débarque à l’école de Mimiko, sous la couverture secrète « je-me-fais-passer-pour-un-bébé-panda-en-peluche). Et l’aventure continue de plus belle lorsqu’un bébé tigre qui ne retrouve plus le chemin de son cirque se joint à la compagnie…
Il y a là tout le talent précoce des deux maîtres des Studios Ghibli, et déjà les thèmes chers à leur univers sont présents : l’irruption du magique au cœur du quotidien (que l’on retrouvera dans Mon voisin Totoro – le Papa Panda ressemble furieusement à Totoro -, ou dans Le Voyage de Chihiro), l’absence parentale (comme dans Heidi, Le Tombeau des Lucioles ou Kiki la petite sorcière) et la montée des eaux (Ponyo sur la Falaise).
Alors, parents et gamins, n’écoutez plus les sirènes de la 3D, courez vite voir ce programme aussi vieux que moi et qui n’a, lui non plus, pas (encore) pris une ride !



