Cycle Dietrich par Steinberg : quand la femme prend le pouvoir
Du 28/10/26 au 17/11/26
L’impératrice rouge
The scarlet empress
Réalisation : Josef von Sternberg
Casting : Marlene Dietrich, John Lodge, Sam Jaffe
Scénario : Manuel Komroff d’après le journal de Catherine II
Type de film : Fiction, Répertoire
Pays : USA
Année : 1934
Durée : 104 mn
Version : VOST
Sortie nationale : 31/08/1934
En 1744, la jeune princesse prussienne Sophie Frédérique est envoyée en Russie pour épouser le grand-duc Pierre, neveu de l’impératrice Élisabeth. Elle découvre un époux simple d’esprit et une cour décadente. Frustrée par cette union sans amour, elle multiplie les conquêtes… Ambitieuse et déterminée, elle profite de la mort de l’impératrice pour renverser son mari et s’emparer du pouvoir, devenant ainsi Catherine II, impératrice de toutes les Russies.

Cycle Dietrich par Steinberg : quand la femme prend le pouvoir
Marlene Dietrich et Josef von Sternberg ont tourné ensemble sept films, qui ont non seulement fait de LA Dietrich une icône, mais ont également marqué de manière indélébile l’histoire du cinéma. Ce cycle rassemble quatre titres majeurs de leur période hollywoodienne. Fasciné par l’Orient, le cinéaste nous entraîne dans un ailleurs fantasmé, des États-Unis à l’Espagne, de la Chine à la Russie. Le style de von Sternberg se caractérise par un expressionnisme baroque, dont la lumière et les décors sont les principaux outils. Ses cadres, souvent surchargés d’objets et de personnages, donnent naissance à d’impressionnantes compositions visuelles, toutes orientées vers une figure centrale et sublimée : Marlene. Une aura énigmatique enveloppe Marlene Dietrich. Elle est créée par l’utilisation méticuleuse du « Paramount light » : cet éclairage plongeant affine les traits de son visage, souligne ses pommettes et sculpte son nez. Mais loin de vouloir mettre à nu sa muse, von Sternberg multiplie les procédés qui lui permettent de représenter le mystère à l’image : le visage de Marlene se dérobe ainsi derrière des voiles, des fumées ou des brumes, attisant la curiosité du spectateur. Incarnant à la fois l’amour et le désir, Dietrich est hissée par von Sternberg au rang de reine de l’émotion. Dans leur caractère insaisissable, ses personnages séduisent pour mieux fasciner, obséder, dominer.


