Cycle Dietrich par Steinberg : quand la femme prend le pouvoir
Du 28/10/26 au 17/11/26
Blonde Vénus
Réalisation : Josef von Sternberg
Casting : Marlene Dietrich, Cary Grant, Herbert Marshall
Scénario : Jules Furthman, S.K. Lauren
Type de film : Fiction, Répertoire
Pays : USA
Année : 1932
Durée : 93 mn
Version : VOST
Sortie nationale : 25/11/1932
Mariée à un chimiste américain gravement irradié, une ancienne chanteuse de cabaret se voit contrainte de reprendre son métier pour lui permettre de se faire soigner en Europe. Sous le nom de « La vénus blonde », elle obtient chaque soir un large succès, tout particulièrement auprès d’un riche homme politique transi par sa beauté et prêt à financer le traitement… Mais son mari, rentré aux États-Unis plus tôt que prévu, découvre la vérité et exige la garde de leur enfant…

Cycle Dietrich par Steinberg : quand la femme prend le pouvoir
Marlene Dietrich et Josef von Sternberg ont tourné ensemble sept films, qui ont non seulement fait de LA Dietrich une icône, mais ont également marqué de manière indélébile l’histoire du cinéma. Ce cycle rassemble quatre titres majeurs de leur période hollywoodienne. Fasciné par l’Orient, le cinéaste nous entraîne dans un ailleurs fantasmé, des États-Unis à l’Espagne, de la Chine à la Russie. Le style de von Sternberg se caractérise par un expressionnisme baroque, dont la lumière et les décors sont les principaux outils. Ses cadres, souvent surchargés d’objets et de personnages, donnent naissance à d’impressionnantes compositions visuelles, toutes orientées vers une figure centrale et sublimée : Marlene. Une aura énigmatique enveloppe Marlene Dietrich. Elle est créée par l’utilisation méticuleuse du « Paramount light » : cet éclairage plongeant affine les traits de son visage, souligne ses pommettes et sculpte son nez. Mais loin de vouloir mettre à nu sa muse, von Sternberg multiplie les procédés qui lui permettent de représenter le mystère à l’image : le visage de Marlene se dérobe ainsi derrière des voiles, des fumées ou des brumes, attisant la curiosité du spectateur. Incarnant à la fois l’amour et le désir, Dietrich est hissée par von Sternberg au rang de reine de l’émotion. Dans leur caractère insaisissable, ses personnages séduisent pour mieux fasciner, obséder, dominer.


