Alice au pays des colons
Yanis Mhamdi
Type de film : Documentaire
Année : 2026
Pays : France
Durée : 111 mn
Date de sortie nationale : 22/04/2026
VOST
Casting : Alice Kisiya, Alaa Nasr
Après ses nombreux reportages pour le média Blast et son périple sur le Madleen, le bateau de la Flotille de la Liberté qui a tenté de briser le blocus illégal sur la bande de Gaza après s’être fait arrêter illégalement en eaux internationales par l’armée israélienne, Yanis Mhamdi, réalisateur de ce premier film de cinéma produit par Blast, est parti en Cisjordanie à la rencontre de Alice Kisiya et Alaa Nasr. Deux personnages et deux trajectoires qui ne se rencontrent jamais mais qui se font écho.
Alice, 30 ans, est originaire de Bethléem, est une palestinienne qui a la nationalité israélienne, une double identité qui n’a en rien empêché les colons de s’emparer du terrain de sa famille avec leur maison et le restaurant de ses parents. Chaque jour elle revient sur place pour défier les colons ainsi que la police et l’armée israélienne qui les protège illégalement. Elle fait preuve d’une force et d’un courage qui semblent inébranlables face au système colonial brutal qui tentent de la déposséder et de la silencier. Accompagnée de militants de tous horizons, c’est en s’appuyant sur le droit qu’elle lutte et incarne ainsi une résistance civile emblématique. Pour la famille Kisiya, ce n’est pas une première : le restaurant fut maintes fois détruit par les colons et tout autant de fois reconstruit, à l’image de la détermination et de la résilience dont fait preuve Alice.
Alaa, lui, a 27 ans et vit dans un petit village de Cisjordanie, Madama, où il y bâtit sa maison et rêve d’y vivre. Rêve menacé par les colonies expansionnistes qui encerclent le village et étouffent ses habitants. Alors qu’ils subissent menaces et attaques régulières, Alaa et ses amis restent et résistent, sans jamais abandonner. Bien qu’ils soient chez eux, l’occupation israélienne atteint à leur liberté de vivre et de se déplacer : pas une fois Alaa ne peut emprunter une route sans faire arrêter, interroger, contrôler. Un quotidien terriblement anxiogène… Et pourtant on ressent chez Alaa une paix et une certaine sagesse, et tout comme chez Alice, une résilience emprunt de pacifisme.
Alice et Alaa incarne à eux deux la force de résistance face à l’oppresseur et de fait représente l’espoir de liberté et d’émancipation du peuple palestinien.



